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	<title>Stadium Strategies</title>
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	<description>L&#039; Actu Business des Stades !</description>
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		<title>PACIFA decision : La technologie au service de la sécurité dans les stades</title>
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		<comments>http://www.stadiumstrategies.com/securite/pacifa-decision-securite-stade/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Apr 2013 00:56:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo.R</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="570" height="252" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/04/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-4.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="Le logiciel aide les stades à fluidifier les allées et venues" /></p>[caption id="attachment_565" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.pacifa-decision.com/" rel="attachment wp-att-565"><img class="size-full wp-image-565 " alt="PACIFA decision, une jeune entreprise spécialiste de la sécurité dans les stades " src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/04/stadiumstrategies-pacifa-logo.png" width="570" height="80" /></a> PACIFA decision, jeune entreprise spécialiste de la sécurité dans les stades<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"></span><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"></span>[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Dans un précédent article consacré aux « <a title="Le Stade 2.0, ou l’ère du « tout connecté » : retour sur la conférence Sport Numericus" href="http://www.stadiumstrategies.com/technologies/stade-2-0-connecte-sportnumericus/">Stades 2.0</a> »,  nous avons considéré les nouvelles technologies comme vecteur de confort pour le spectateur et comme facteur d’enrichissement de son expérience de consommation. Nous allons voir dans celui-ci que la technologie permet également d’assister de manière efficace les organisateurs d’évènements dans les stades. C’est l’ambitieux défi que s’est lancé une jeune entreprise auboise avec la création d’un <strong>outil d’aide à la décision destiné aux responsables de la sécurité</strong>. Par une modélisation 3D, l’offre logicielle de la start-up leur assure une vision globale des effectifs et une gestion des flux aux points stratégiques de l’enceinte. Lumière sur une innovation française :</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">PACIFA decision : constat et genèse du projet</span> :</h3>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;">C’est durant son stage de fin d’études de Master à l’Université de Technologies de Troyes que Julien Piwowar, 31 ans, eut l’idée suivante : <strong>modéliser les stades et la gestion de leur sécurité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Amené à réfléchir aux problématiques de gestion et d’évacuation des foules lors de plusieurs concerts dans une salle de spectacles, il constate vite que<em> « toutes les manifestations, des opéras aux concerts de heavy metal , caractérisées par des publics très divers, sont encadrés</em> <em>de la même manière, c’est incompréhensible .» </em>Observant le même phénomène dans les stades, ce passionné de foot décide alors de trouver une solution créative pour pallier à cette carence en collaboration avec son professeur en management de la sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi qu’en Mai 2010 et avec le soutien de différentes institutions d’aide à la création d’entreprises innovantes, la société <a title="site officiel" href="http://www.pacifa-decision.com/"><strong>PACIFA decision</strong></a> est fondée et les premiers prototypes mis en place.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_566" align="aligncenter" width="569"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/securite/pacifa-decision-securite-stade/attachment/sony-dsc/" rel="attachment wp-att-566"><img class="size-full wp-image-566" alt="Julien Piwowar, 31 ans, fondateur de PACIFA decision" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/04/stadiumstrategies-pacifa-julien-piwowar-1.jpg" width="569" height="352" /></a> Julien Piwowar, 31 ans, fondateur de PACIFA decision[/caption]

&nbsp;

&nbsp;
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">PACIFA Manager et PACIFA Mobile</span> :</h3>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui au point, la société qui emploie désormais 7 personnes propose une offre logicielle permettant, grâce à des équations complexes, d’optimiser la gestion de la sécurité au stade. Le principe est simple : assurer une gestion dynamique <strong>en temps réel</strong> du dispositif de sécurité grâce à une <strong>modélisation de l’enceinte en 3D</strong> et ainsi fluidifier les allées et venues lors de grands événements.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Le premier outil, <strong>PACIFA Manager</strong>, assiste le responsable sécurité lors des trois phases de l’événement :</p>


[caption id="attachment_568" align="alignright" width="265"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/securite/pacifa-decision-securite-stade/attachment/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-1/" rel="attachment wp-att-568"><img class=" wp-image-568 " alt="À l'aide de paramètres prédéfinis, PACIFA Manager va définir le nombre de stadiers adéquat à une sécurité efficace" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/04/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-1.jpg" width="265" height="197" /></a> À l'aide de paramètres prédéfinis, PACIFA Manager va définir le nombre de stadiers adéquat à une sécurité efficace<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><br /></span>[/caption]

- <span style="text-decoration: underline;">La planification</span> : Le logiciel va définir les besoins réels en effectif de sécurité grâce à des paramètres préalablement définis comme le nombre de spectateurs attendus, le degré de tension du match (différent pour un Valenciennes-Lorient que pour un Valenciennes-Marseille) etc…. L’outil assure au responsable sécurité une <strong>vision globale</strong> de son dispositif modélisé et surtout optimisé. Le module va également <strong>simuler le mouvement des spectateurs</strong> afin d’anticiper les zones de congestion. Il permet en outre, par le biais de visuels clairs, d’illustrer facilement différentes situations lors des briefings sécurité en compagnie des superviseurs.

&nbsp;

[caption id="attachment_572" align="alignleft" width="306"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/securite/pacifa-decision-securite-stade/attachment/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-2/" rel="attachment wp-att-572"><img class=" wp-image-572 " alt="PACIFA mobile permet au responsable sécurité de suivre en temps réel ses effectifs et d'accéder au flux vidéo des caméras de surveillance" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/04/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-2.png" width="306" height="179" /></a> PACIFA Mobile permet au responsable sécurité de suivre en temps réel ses effectifs et d'accéder au flux vidéo des caméras de surveillance[/caption]
<p style="text-align: justify;">- <span style="text-decoration: underline;">La surveillance en temps réel</span> : Le logiciel <strong>intègre le flux vidéo des caméras de surveillance</strong> du stade (contrôles d’accès, tribunes…), le <strong>décompte instantané des spectateurs</strong> aux portes d’accès ainsi qu’un « <strong>staff tracking</strong> » permettant de suivre les mouvements en temps réel des effectifs. À l’aide du second module, <strong>PACIFA Mobile</strong>, le responsable peut alors accéder à toutes les informations dans son PC sécurité mais également aux quatre coins du stade via sa tablette connectée en WI-FI : <i>« Le responsable de la sécurité voit en temps réel sur sa tablette tout ce qui se passe sur son stade. S'il y a une affluence particulière sur une porte, il peut repositionner ses effectifs. L'avantage pour le public, c'est que la fluidité des accès est mieux assurée </i>», précise Julien Piwowar. L’outil améliore en effet significativement la réactivité des interventions dans la mesure où si un incident se produit, <strong>le stadier active une alarme qui affiche instantanément sa position sur l’écran</strong> du responsable sécurité. Celui-ci peut alors se brancher sur la caméra correspondante afin d’avoir une vision précise de la situation et d’agir en conséquence.</p>
<p style="text-align: justify;">- <span style="text-decoration: underline;">Analyse post-événementielle</span> : Les enregistrements et rapports des incidents sont ensuite enregistrés dans une base de données qui va servir à générer des comptes-rendus au format PDF.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Les contrats s'enchaînent</span> :</h3>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Testés au stade de l’Aube à Troyes et au Stade Auguste Delaune à Reims, les logiciels se sont révélés performants et ont été lauréats en 2010 et 2011 du concours national « Oseo  du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche » pour la création d’entreprises et technologies innovantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premiers contrats ont ensuite été conclus avec le VAFC, le LOSC, le Stade Français et le LOU Rugby. D’après Julien Piwowar, « <em>Le bouche-à-oreille est excellent pour nous et déjà cinq nouveaux clubs ont manifesté leur intérê</em>t<i>.</i> <i>D'ici à la fin de la saison 2013/2014, on peut dire que 50 % des clubs de Ligue 1 seront équipés de notre logiciel.</i> » Notons que chaque stade devant être modélisé et chaque club ayant des exigences spécifiques, <strong>PACIFA decision</strong> personnalise son offre et délivre un <strong>produit unique</strong> à chacun de ses clients.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la jeune start-up troyenne (désormais basée à Reims) <strong>travaille également à l’international</strong> et plus particulièrement sur le marché américain où le jeune chef d’entreprise projette même de s’installer :</p>
<p style="text-align: justify;"> « <i>On a compris qu'on n'arriverait pas à concrétiser tant qu'on ne serait pas sur place. Dès l'année prochaine, on va donc ouvrir un bureau à Boston, sur la côte Est. Là-bas, ce sont toutes les infrastructures qui reçoivent du public qui sont intéressées, qu'il s'agisse d'Arena ou de Convention center.</i>»</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_576" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/securite/pacifa-decision-securite-stade/attachment/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-3/" rel="attachment wp-att-576"><img class="size-full wp-image-576 " alt="Stades modélisés des clubs disposant du système PACIFA decision" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/04/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-3.png" width="570" height="205" /></a> Stades modélisés des clubs disposant du système PACIFA decision[/caption]

&nbsp;

&nbsp;
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Un outil rentable pour les clubs ?</span></h3>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;">D’un point de vue utilité et efficacité, le logiciel se montre performant et suscite l’intérêt de nombreux professionnels, comme en témoigne Raphaël Pollet, directeur organisation et sécurité au Valenciennes Football Club : <i>« Le logiciel nous a été tout de suite très utile. Il donne en temps réel un état précis du nombre de spectateurs et de la vitesse d'écoulement à chaque porte. Grâce à ces données, j'ai pu déplacer mes gars sur les points de congestion. On peut anticiper les problèmes beaucoup plus vite. C'est très positif .»</i></p>
<p style="text-align: justify;">Sylvain Husak, en charge de la sécurité à la FFF, confirme l'intérêt du système : « <i>La dynamique des déplacements est un élément fondamental de la sécurité dans un stade. Ce type d'innovation permet d'optimiser le dispositif d'accueil des spectateurs. En évitant de les faire attendre, on limite les risques d'énervement et de mouvements de foules. C'est bon pour la prévention</i> .»</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_577" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/securite/pacifa-decision-securite-stade/attachment/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-4/" rel="attachment wp-att-577"><img class="size-full wp-image-577" alt="Le logiciel aide les stades à fluidifier les allées et venues" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/04/stadiumstrategies-pacifa-logiciel-4.png" width="570" height="252" /></a> Le logiciel aide les stades à fluidifier les allées et venues[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Mais cet outil est-il rentable pour les clubs ? <strong>Vendu 2 euros par place (50 000 euros à Valenciennes par exemple)</strong>, il représente indéniablement un investissement conséquent à l’heure où la majorité de nos clubs ont la tête sous l’eau. Julien Piwowar précise : « <i>PACIFA permet d'éviter l' « overstaffing » </i><i>(Ndlr : stadiers en surnombre), sans risque pour le niveau de sécurité. Les clubs peuvent réaliser jusqu’à 20% d’économies sur leurs dépenses sécurité. L'investissement peut ainsi être amorti en moins de deux saisons grâce aux économies réalisées ». </i>Propos confirmés par Raphaël Pollet, le « monsieur sécurité » du VAFC, qui affirme avoir <strong>amorti le logiciel en 6 mois</strong> en réalisant <strong>15% d’économies sur ses effectifs</strong>. De bon augure pour une innovation française à la conquête des stades de la planète !</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Hugo ROUSSEAU</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez ci-dessous l’interview de Julien Piwowar, fondateur de PACIFA decision, par l’équipe StadiumStrategies :</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Interview de Julien Piwowar, fondateur de PACIFA decision, par l'équipe StadiumStrategies</span> :</h3>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;"><strong>- Julien, de nombreux clubs professionnels jouent encore dans des stades municipaux désuets. Ciblez-vous uniquement les clubs évoluant dans des stades modernes ? Votre système est-il applicable dans tous les stades ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Un récent rapport français faisait état que l’âge moyen de nos stades en France était de 66 ans, soit le plus vieil environnement d’infrastructures sportives en Europe. Heureusement grâce à l’obtention de l’Euro2016, nous sommes entrés dans une phase obligatoire de rénovations majeures pour respecter les normes UEFA d’accueil d’une telle compétition. En parallèle de cela, les dirigeants se rendent compte que des infrastructures modernes et bien gérées seront des vecteurs financiers importants pour l’avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre but étant d’aider l’ensemble des dirigeants opérationnels, nous ne pouvions pas nous limiter à proposer nos services uniquement aux stades modernes. Nos systèmes comportent donc plusieurs fonctionnalités, mais l’outil principal (PACIFA Manager), mis à disposition et nécessaire à la gestion des flux et l’optimisation des coûts, fonctionne de manière « <i>stand-alone</i> » c’est-à-dire en dur sur un ordinateur totalement hors connexions. Nous avons ensuite plusieurs gammes de produits pour suivre le temps réel via notre suite logiciel PACIFA Mobile, qui nécessite évidemment une connexion WiFi de qualité ainsi que de la vidéo en IP. Ces logiciels sont donc par contre présents uniquement dans les stades pouvant supporter le système.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- La sécurité dans les stades français a longtemps été gérée de façon bénévole par les clubs et se professionnalise petit à petit. Rencontrez-vous néanmoins des responsables sécurité réticents à l’idée d’utiliser ces nouvelles technologies ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Ce fût ma principale préoccupation lorsque je me suis lancé dans ce challenge. Je viens du milieu industriel et je sais par expérience que lorsque l’on met en place de nouveaux process sur les chaînes de montages par exemple, la réfraction à changer ses habitudes de travail sont bien souvent un frein à une amélioration continue dans le monde de l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis donc aujourd’hui le premier surpris – agréablement bien sûr – de voir à quel point les responsables sécurité sont demandeurs de tels outils technologiques. Il faut dire que la sécurité reste toujours le parent pauvre de l’événementiel et aucune société avant nous ne s’était penchée sur le développement d’applications spécifiquement dédiées à la profession. Parfois, évidemment, certains responsables ont un peu peur de la technologie en tant que telle et peuvent penser aux premiers contacts que le logiciel va faire le travail à leur place et donc à terme les rendre « inutiles » dans leur fonction. Mais c’est en fait tout l’inverse et en moins d’une demi-journée d’utilisation, ils comprennent exactement comment cela fonctionne et quels intérêts ils vont avoir à l’utiliser.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, le logiciel ne donne jamais aucun résultat quant aux dispositifs à mettre en place, il fournit simplement des indicateurs chiffrés qui sont issus du paramétrage fait par le responsable sécurité lui-même sur le logiciel. Ensuite il a toute liberté à faire varier ses données entrantes et fait son choix en étant appuyé par ses indicateurs (sur les temps de passage aux portes, la vulnérabilité d’une zone à risque, etc.), c’est vraiment là qu’est la révolution : nos logiciels sont des outils d’aide à la décision, auto-alimentés par l’utilisation qu’on en fait.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- De nombreux clubs font appel à des agences de sécurité événementielle fournissant les effectifs. Or votre système à pour but entre autres de réaliser des économies à ce sujet. Comment accueillent-elles cet outil ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, une réelle surprise. Les directeurs de ces sociétés, en tout cas ceux que j’ai rencontrés jusqu’à présent, ont été aussi réactifs à nos procédés que les utilisateurs eux-mêmes. Ils sont les premiers conscients que le stade sera mieux géré dans sa globalité grâce aux capacités logicielles de PACIFA decision et que leurs équipes seront également plus performantes dans leur travail. Aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que nos logiciels apportent une réelle professionnalisation et augmentent la réactivité de travail pour l’ensemble des acteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ajouterais également que le coût d’un stadier agréé à la palpation s’est complètement envolé ces dernières années. On est passé pour 4 heures de présence de 100 francs (15€) + un sandwich au début des années 2000 à des coûts pouvant monter jusqu’à 25€ de l’heure aujourd’hui, donc en gros de 100 francs à 100€ … 656% d’augmentation ! Tout le monde est donc conscient qu’il faut rationaliser la décision et qu’il faut ajuster au plus près le besoin en fonction de chaque événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, je ne peux pas encore trop en dire, mais nous sommes en train de finaliser des applications parallèles dédiées directement aux agences de sécurité événementielle, afin de faciliter leur gestion au quotidien et pouvoir faire le lien avec nos logiciels dans les stades. Nous sommes donc aujourd’hui également au service de ces agences et nous allons leur permettre d’optimiser leurs charges de travail également, une façon de boucler la boucle…</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- On parle de plus en plus de stades connectés intégrant les nouvelles technologies, songez-vous à évoluer à moyen terme vers un système plus global de gestion des flux ? La sécurité restera-t-elle toujours au centre de votre activité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Avant tout, nous sommes une société spécialiste de la R&amp;D – Recherche et Développement –  notre premier métier est donc la recherche et l’innovation, nous sommes perpétuellement en train d’évoluer et de redéfinir nos logiciels pour "matcher" avec les nouveaux moyens technologiques quasiment au jour le jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre spécialité et notre marché premier étant la sécurité événementielle, nous resterons toujours connectés avec ce domaine. Cela ne nous empêche pas cependant pas d’élargir nos fonctionnalités logicielles et de rentrer sur d’autres secteurs de marché qui seront pour nous des activités complémentaires, dont nous tirerons forcément des expériences complémentaires nous permettant de faire évoluer rétroactivement nos logiciels dédiés à la sécurité. Et notamment sur la gestion des flux, une question centrale pour des activités nombreuses, et pas seulement dans l’événementiel. Nous avons aujourd’hui des contacts dans 3 domaines complètement différents et nous commençons les travaux d’orientation de nos logiciels sur ces secteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, une chose est sûre : j’ai créé cette société pour aider à la professionnalisation des métiers de la sécurité organisationnelle et cela restera donc toujours le cœur d’activité de PACIFA decision.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- Pensez-vous que certains pays étrangers, notamment les Etats-Unis, soient d’avantage « prêts » à recevoir votre technologie ? Quels pays ciblez-vous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">En termes de volumes et de modernité d’infrastructures, les Etats-Unis sont forcément le marché n°1 pour nous en termes de cibles à long terme. Je vous donne deux exemples par rapport à cela :</p>
<p style="text-align: justify;">En France, hormis le football et le rugby, mais dans une deuxième mesure, aucun sport majeur ne se dégage. Aux USA, le football américain (NFL), le baseball (MLB), le basketball (NBA), le hockey sur glace (NHL), les sports mécanique (NASCAR) et même depuis peu le soccer (MLS) attirent chaque jour des dizaines de milliers de spectateurs par stade. Avec une récurrence d’événements pouvant aller jusqu’à plus de 150 matchs par saison pour une équipe de baseball !</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau universitaire, certains stades comme à Denver dépassent les 100.000 places et sont complets pour chaque match de l’équipe locale. A titre comparatif, j’ai joué 2 fois les quarts de finale du championnat de France universitaire en basketball et il n’y avait même pas 20 personnes dans les tribunes… La culture du Sport aux Etats-Unis est incommensurable.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxièmement, les américains sont plus orientés sur le cash business que nous, ce n’est pas une nouveauté, et leurs infrastructures regorgent de technologies en tous genres, pour améliorer ce qu’ils appellent le « <i>Fan-Experience</i> » et générer des profits immédiats et fidéliser à long terme, et seront donc évidemment pour nous des lieux idéaux pour recevoir nos technologies. Le tout nouveau stade de Kansas City - Livestrong Sporting Park – pour le soccer a d’ailleurs été construit en partenariat avec Cisco, spécialiste WiFi, et s’architecture autour de 250 bornes relais pour assurer un réseau haute densité pour tous les spectateurs (20.000 places), encore un exemple bluffant !</p>
<p style="text-align: justify;">Notre ambition est donc d’entrer sur ce marché, au plus tard en 2014, mais nous continuerons également notre développement en Europe qui a aujourd’hui commencé à utiliser nos produits, en Pologne notamment.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Merci Julien et bonne continuation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Hugo ROUSSEAU</p>]]></description>
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		<title>Le Naming et ses réalités juridiques</title>
		<link>http://www.stadiumstrategies.com/marketing/naming/</link>
		<comments>http://www.stadiumstrategies.com/marketing/naming/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 18:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Régis.P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Marketing]]></category>
		<category><![CDATA[allianz arena]]></category>
		<category><![CDATA[droit du sport]]></category>
		<category><![CDATA[naming]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="570" height="237" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/02/stadiumstrategies-allianz-arena-1.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="stadiumstrategies allianz arena 1" /></p>[caption id="attachment_538" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/marketing/naming/attachment/stadiumstrategies-allianz-arena-1/" rel="attachment wp-att-538"><img class="size-full wp-image-538" alt="stadiumstrategies allianz arena 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/02/stadiumstrategies-allianz-arena-1.png" width="570" height="237" /></a> Allianz Arena de Munich, l'assureur allemand associe son nom à l'enceinte bavaroise par un contrat de "naming"[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Pratique de parrainage consistant à donner à un stade le nom d'une marque ou d'une société parraineuse, le contrat de "<strong>naming</strong>" incarne un nouvel horizon de financement du sport à l'heure où les clubs comptent les centimes pour boucler les budgets et où les collectivités cherchent à se désengager peu à peu du sport professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Très courant aux USA, en Angleterre et en Allemagne, plus rare en France, le <strong>naming</strong> permet au propriétaire de l'infrastructure (collectivités, entreprise privée, club) de bénéficier d'un revenu conséquent, stable et de longue durée (13 M€ / 10 ans pour le MMArena du Mans, 16 M€ / 9 ans pour <a title="Allianz Riviera de Nice, détails d’un projet ambitieux et éco-responsable" href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/">l'Allianz Riviera de Nice</a>). Alors qu'en France, les collectivités locales détiennent une compétence de gestion des enceintes sportives de par la loi, le <strong>naming</strong> ouvre la porte à de multiples montages juridiques, de sorte qu'il constitue en lui-même un bouleversement des pratiques sportives, tant sur le plan juridique que sur le plan économique. Et bien que nous n'atteignons pas encore les sommes colossales dépensées outre-atlantique (400 M€ / 20 ans pour le Barclays Center de NYC), l'intérêt économique du <strong>naming</strong> n'est plus à prouver. Bien plus rentable et efficace que les autres types de "sponsoring", cette pratique devrait connaître un développement conséquent dans notre pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour obtenir le sésame économique et les retombées commerciales, il est de bon ton de conclure un contrat. Le contrat, fameuse loi des parties et instrument de la liberté de commercer, vient dès lors diriger les relations entre les acteurs du sport. Et comme le proverbe juridique le dit si bien : mieux vaut un bon accord qu'un mauvais procès. C'est pourquoi cet article, qui ne prétend pas contester l'attrait commercial du <strong>naming</strong>, s'intéressera simplement aux quelques difficultés juridiques qui se soulèvent d'elles-même à la conclusion d'un tel accord ou d'un tel mauvais procès...</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le droit commun et le contrat de naming</span></h3>
&nbsp;

Donner son nom à une enceinte sportive requiert évidemment, au préalable, d'en avoir le droit. Et si le droit de propriété des collectivités territoriales françaises sur les enceintes sportives semble enclin à s'assouplir (A), le droit des marques ne présente pas toujours les mêmes garanties (B).

&nbsp;
<ul>
	<li>
<h4>A. Le naming et le droit de propriété</h4>
</li>
</ul>
<h5 style="text-align: justify;">- Les stades français, objets de propriété publique</h5>
<p style="text-align: justify;">Historiquement, l'Etat puis les collectivités territoriales se sont investis massivement dans la politique sportive, en finançant non seulement les enceintes sportives, mais aussi les acteurs du sport. Et si la majorité de ces derniers se contentait aisément de cette compétence aux vues des coûts engendrés soit par la construction soit par l'entretien de ces enceintes, le développement du sport professionnel accouche aujourd'hui d'un désir de propriété des clubs sur leur outil principal d'exercice qu'est le stade, ou l'enceinte sportive.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l'enceinte sportive fait partie intégrante de la domanialité publique. De ce fait, les collectivités territoriales en détiennent la propriété, et décident en toute logique de l'appellation de celle-ci. C'est ainsi que l'attribution du nom du stade est devenue une tradition rendant hommage à un homme important ou reflétant la culture locale. Il n'est besoin d'en citer devant l'ampleur des exemples : stade Gerland, Chaban-Delmas, Geoffroy-Guichard, Jean Bouin, Pierre de Coubertin, stade de la Beaujoire etc...</p>
<p style="text-align: justify;">Les autorités publiques ne se sont en réalité jamais posé la question de la commercialisation du nom de leurs enceintes. Les deniers publics qui financent la construction d'une enceinte devaient forcément correspondre à une appellation invoquant une culture ou une histoire publique (Stade Vélodrome, Stade de France, Stade de la Meinau).</p>
<p style="text-align: justify;">Les nouveaux modes de financement des stades nous conduisent dès lors à une logique différente. La dette abyssale de l'Etat ne supportant plus à elle seule les coûts de construction engendrés, la sphère privée a été appelée à la rescousse, et il faut bien que cette dernière y trouve également son intérêt. Dès lors, les partenariats public-privé se multiplient, les collectivités remplissant ainsi leur mission de service public, les investisseurs permettant de débloquer rapidement une levée de fonds. Mais qui décide du nom de cette enceinte ?</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h5 style="text-align: justify;">- naming et contrats publics</h5>
<p style="text-align: justify;">Si l'on en croit la presse spécialisée, pour tous les projets de construction ou de rénovation d'enceintes, les acteurs se posent la question du <strong>naming</strong> pour aider au financement. Outre le débat sur l'identité culturelle du nom, on observe que c'est souvent le club locataire parfois non exclusif du stade qui se charge de trouver le “nameur”. Il est pourtant curieux que l'occupant de l'enceinte, qui verse d'ailleurs une redevance d'occupation du domaine public à la personne publique propriétaire, se charge d'une telle mission, sans qu'il soit fait état d'une autorisation ou d'une délégation de la collectivité. Certaines collectivités ne sont cependant pas ouvertes à cet “usage” : la communauté urbaine de Lille se charge de trouver le “nameur” dans le dossier du Grand Stade. Les casinos Partouche menacent d'ailleurs de ne plus sponsoriser le LOSC (locataire !) s'ils ne se voient pas attribuer ce contrat de <strong>naming</strong>...</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_540" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/marketing/naming/attachment/stadiumstrategies-grand-stade-lille-1/" rel="attachment wp-att-540"><img class="size-full wp-image-540" alt="stadiumstrategies grand stade lille 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/02/stadiumstrategies-grand-stade-lille-1.jpg" width="570" height="257" /></a> La Communauté Urbaine de Lille Métropole est toujours en quête d'une entreprise pour le naming de son Grand Stade. L'actionnaire Partouche menace de suspendre le "sponsoring" du LOSC s'il n'obtenait pas le contrat[/caption]

&nbsp;
<ul>
	<li>
<h4>B. Le naming et le droit des marques</h4>
</li>
</ul>
<h5 style="text-align: justify;">- le droit des marques au profit du financement sportif</h5>
<p style="text-align: justify;">Il est nécessaire de distinguer juridiquement deux aspects qui semblent se confondre lorsque l'on parle de <strong>naming</strong> : la dénomination de l'enceinte sportive et l'image du club résident.</p>
<p style="text-align: justify;">A l'étranger, notamment en Angleterre et en Allemagne, les clubs de football sont propriétaires de leurs stades. Ils en détiennent ainsi la jouissance et peuvent décider de restreindre l'utilisation du stade à la seule équipe de leur choix. Il en va différemment en France. Si les collectivités ne vont pas à l'encontre du bon sens lorsqu'une équipe sportive de leur ville évolue dans un championnat d'élite, et attribuent aisément un stade à une équipe par discipline sportive dès qu'elle le peuvent (Lyon, Paris), il semble difficile d'affirmer que cette équipe puisse se proclamer usagée unique et exclusive du stade d'un point de vue juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">La logique du <strong>naming</strong> est double : elle tient en l'association d'une marque à un financement d'un équipement de dernière technologie, mais surtout à l'image du club résident. Appeler le stade de Munich « Allianz Arena » ne vaut pas grand chose si une équipe comme le Bayern Munich n'y évolue pas. En d'autres termes, l'intérêt contractuel du "nameur" est bien d'adosser son nom à un club, via son outil principal qui est le stade, et non d'adosser son nom au simple stade. L'intérêt commercial, et donc contractuel, réside en effet dans la performance de l'équipe occupante.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c'est bien là que se situe également toute l'incertitude juridique au contrat. Cette incertitude sportive est également doublée, en France, d'un manquement (juridique ou commercial) puisque les clubs ne sont pas propriétaires de leurs enceintes.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le droit du sport et le contrat de naming</span></h3>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Un stade, une marque, un club. Le triptyque de la recette économique semble solide et satisfaisant. Toutefois, le droit du sport aime s'inviter lorsque personne ne le convie, et un stade est avant tout le lieu d'accueil d'une manifestation sportive, dont l'organisation est gérée par des autorités sportives (A), qui ne constituent d'ailleurs pas l'unique frein juridique extra-contractuel aux accords de <strong>naming</strong> (B).</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul>
	<li>
<h4>A. Le naming et la compétition</h4>
</li>
</ul>
<h5 style="text-align: justify;">- l'incertitude sportive</h5>
<p style="text-align: justify;">Doter une enceinte de sa marque révèle une incertitude juridique pour le "nameur", qui naît de la nature première du sport, c'est à dire de l'incertitude du résultat et de la compétition, et qui risque d'être difficilement évaluée au contrat. Le système français accuse un retard profond à ce sujet. Si le club locataire du stade connaît de grandes difficultés sportives et/ou financières, son image est écornée et l'intérêt économique du "nameur" est inexistant. L'exemple du club du Mans est frappant : aux portes de l'Europe à la construction de la MMArena, et aux portes du National actuellement. Il en va de même pour des relégations dues à des raisons financières ou administratives (ex : RC Strasbourg).</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_542" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/marketing/naming/attachment/stadiumstrategies-mmarena-1/" rel="attachment wp-att-542"><img class="size-full wp-image-542" alt="stadiumstrategies mmarena 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/02/stadiumstrategies-mmarena-1.jpg" width="570" height="245" /></a> L'exemple du MMArena du Mans illustre bien les difficultés contractuelles liées à l'incertitude du sport[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Peut-on contractualiser l'effet du contrat de <strong>naming</strong> ? L'intérêt de la marque contractante réside principalement dans les retombées commerciales de la diffusion de son nom dès lors que l'on cite le stade. Peut-on rompre le contrat du fait de l'impopularité ou de la perte de popularité ? A priori oui, si une telle clause de rupture est prévue au contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet effet est atténué pour un club propriétaire de l'enceinte, au moins sur le plan financier, puisque le stade correspond alors à une valeur immobilière inscrite et évaluée dans son patrimoine. C'est donc un élément de son actif et à ce titre, il dispose de sa pleine propriété, de son usufruit et de sa jouissance, éléments qu'il peut céder, louer ou mettre à disposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous le voyons bien, le <strong>naming</strong> est un contrat d'image. La difficulté française réside dans le fait de conclure un contrat d'image sur l'occupant d'un bien appartenant à une personne publique.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h5 style="text-align: justify;">- le naming face au pouvoir normatif des fédérations</h5>
<p style="text-align: justify;">Les fédérations sportives délégataires, c'est à dire celles disposant d'une délégation de service public afin d'organiser les compétitions de leur sport, possèdent une compétence afin d'édicter des normes dites techniques. Parmi celles-ci, l'article L131-16 du Code du Sport prévoit une compétence fédérale à l'édiction de normes relatives aux enceintes sportives dans lesquelles se situent leurs compétition. Suite à l'édiction, par les fédérations, de règles dépassant leurs compétences déléguées, le Conseil d'Etat, dans un avis du 20 novembre 2003 est venu limiter cette compétence normative à l'exclusion de règles à caractère commercial, telles que la prévision d'un nombre de places minimum dans un stade pour accéder sportivement à une division supérieure, ou encore de normes visant les caractéristiques du stade pour faciliter les retransmissions télévisuelles. Les fédérations ne peuvent ainsi, que prendre des recommandations à l'égard de leurs clubs concernant cette catégorie de normes. Qui dit recommandation dit ainsi absence de sanction, et donc que ces recommandations ne sont pas contraignantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le juge administratif français a, en droit, éclairci ce débat, un autre problème juridique lié aux fédérations internationales peut être soulevé quant à la signature d'un contrat de <strong>naming</strong>. Ces dernières sont, juridiquement, des associations de droit privé, et le plus souvent de droit suisse du fait de la localisation de leurs sièges. En conséquence, le juge administratif français estime que les décisions des fédérations internationales n'ont pas d'incidence sur la compétence normative des fédérations nationales et qu'elles ne s'imposent pas au juge français. Pour que celles-ci soient valables, il faut que la fédération nationale les reprenne à son compte, dans son ordre juridique.</p>
<p style="text-align: justify;">La fédération nationale est alors placée face à un dilemme : si elle reprend les règlements de sa fédération internationale en matière de <strong>naming</strong>, elle prend alors une norme à caractère commercial qui est donc illégale en droit français ; si elle ne les reprend pas, elle peut être sanctionnée sportivement et/ou financièrement selon les règlements internationaux.</p>
<p style="text-align: justify;">A titre d'exemple, nous constaterons que les noms de certains stades changent lors du déroulement de la Ligue des Champions de football. L'Allianz Arena de Munich devient alors la Fussball Arena du fait de l'exclusivité des contrats publicitaires de l'UEFA avec ses propres partenaires. Bien que l'UEFA ne soit pas une fédération internationale au niveau juridique, mais une confédération d'associations nationales de football, tous les acteurs (fédérations nationales, clubs, télévisions) respectent cette exigence sans opposition, dans le seul but sportif de participer à cette prestigieuse compétition. Il en irait de même si la FIFA imposait de telles règles à ses membres.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_543" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/marketing/naming/attachment/stadiumstrategies-allianz-arena-2/" rel="attachment wp-att-543"><img class="size-full wp-image-543" alt="stadiumstrategies allianz arena 2" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/02/stadiumstrategies-allianz-arena-2.jpg" width="570" height="320" /></a> Du fait de l'exclusivité des contrats publicitaires de l’UEFA avec ses propres partenaires, l'Allianz Arena de Munich est appelée "Fussball Arena" lors de la Ligue des Champions[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">La Fédération Portugaise de Football vient d'autoriser les clubs à conclure des contrats de <strong>naming</strong> avec des entreprises commerciales concernant leurs dénominations sociales. Cette mesure a pour but d'aider les clubs portugais non professionnels afin qu'ils puissent trouver de nouvelles sources de revenus. Ce type de contrat de <strong>naming</strong> existe déjà avec le RedBulls Salzburg ou les New York Redbulls.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, on remarque ainsi que l'intérêt sportif prime dans certains cas sur l'intérêt commercial du <strong>naming</strong> et peut consister en un frein pour les marques à la signature de tels accords commerciaux.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul>
	<li>
<h4>B. Les incohérences juridiques du naming</h4>
</li>
</ul>
<h5 style="text-align: justify;">- l'influence extérieure aux parties contractantes</h5>
<p style="text-align: justify;">Le contrat de <strong>naming</strong> peut comprendre deux parties (le club et la marque) voire plusieurs s'il inclut les collectivités territoriales. Mais la logique commerciale auquel il répond a pour corollaire l'image des acteurs et dépend ainsi de la politique de communication. Si une telle politique est généralement gérée par le club lui même, le contrat de <strong>naming</strong> peut être inquiété du fait de la réception de l'image par les tiers au contrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Allianz a introduit dans son contrat avec le Bayern Munich une part de rémunération variable en fonction du nombre de citations télévisuelles ou dans la presse du nom du stade. Cela pose inévitablement un problème lorsque le club joue en Ligue des Champions, où le nom du stade change, comme nous l'avons évoqué précédemment.</p>


[caption id="attachment_544" align="alignleft" width="150"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/marketing/naming/attachment/stadiumstrategies-bnp-1/" rel="attachment wp-att-544"><img class=" wp-image-544   " alt="stadiumstrategies bnp 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/02/stadiumstrategies-bnp-1.jpg" width="150" height="150" /></a> Baptisé pendant plus de 30 ans Open de Paris-Bercy, BNP n'a pas réussi à associer son nom au Masters parisien[/caption]
<p style="text-align: justify;">L'image et la communication dépendent également de la réception qui en faite par les médias et les termes journalistiques employés. Des études marketing ont ainsi exposé que l'Open BNP Paribas de tennis n'était jamais nommé de la sorte dans la presse, cette dernière préférant parler de l'Open de Paris-Bercy. Un risque existe également si le "nameur" ne prête pas son nom au stade dès son inauguration. Tout le monde s'est par exemple habitué à dire "Grand Stade de Lille", l'éventuel futur "nameur" pourrait rencontrer des difficultés à imposer son nom après plusieurs mois d’existence.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">-&gt; Le contrat de <strong>naming</strong> et sa survie dépendent donc de l'influence extérieure des tiers. Les parties contractantes sont donc obligées de mettre les moyens nécessaires pour éviter ces points néfastes à l'accord commercial, par la mise en place d'une politique communicante agressive, ou encore par la prévision de clauses de ruptures adaptées dans le contrat.</p>
<p style="text-align: justify;" align="right">Régis PILLON</p>]]></description>
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		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Allianz Riviera de Nice, détails d&#8217;un projet ambitieux et éco-responsable</title>
		<link>http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Jan 2013 16:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo.R</dc:creator>
				<category><![CDATA[Euro 2016]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="570" height="230" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-6.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="stadiumstrategies allianz riviera 6" /></p>[caption id="attachment_497" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-allianz-riviera-1/" rel="attachment wp-att-497"><img class="size-full wp-image-497" alt="stadiumstrategies allianz riviera 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-1.jpg" width="570" height="232" /></a> L'Allianz Riviera, le nouveau Grand Stade de Nice<br />©allianz-riviera.fr[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Cette année 2013 sera marquée par la concrétisation d'un projet ambitieux :  l'<strong style="text-align: justify;">Allianz Riviera</strong> de Nice. Retenu pour accueillir des rencontres de l'Euro 2016, le Grand Stade est d'autant plus attendu par les supporters de l'OGC Nice qu'il est l'aboutissement d'une décennie de projets avortés. Moderne, multifonctionnel et multi-activités, l'écrin niçois sera avant tout précurseur dans l'éco-performance. La priorité est en effet d'intégrer le stade dans son environnement verdoyant de l'Éco-Vallée. Livrée pour l'été 2013, découvrons aujourd'hui les spécificités de la future enceinte niçoise.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3><span style="text-decoration: underline;">Nice, un nouveau stade indispensable</span></h3>
&nbsp;
<ul>
	<li>
<h4>En finir avec le stade du Ray...</h4>
</li>
</ul>
[caption id="attachment_498" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-stade-du-ray-1/" rel="attachment wp-att-498"><img class=" wp-image-498 " alt="stadiumstrategies stade du ray 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-stade-du-ray-1.jpg" width="300" height="206" /></a> Le Stade du Ray, un stade vétuste[/caption]
<p style="text-align: justify;">Cela fait plus de 10 ans que l'on pense du côté de Nice à se débarrasser du stade du Ray, un des stades les plus vétustes de Ligue 1. Édifié en 1927 et rénové successivement en 1948, 1979, 1997 et 2004, l'enceinte niçoise (dont le nom officiel est Stade Léo Lagrange) souffre d'une faible capacité d'accueil avec 17 415 places, alors même que sa ville hôte représente la cinquième commune de France avec plus d'1 million d'habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pire, le Stade du Ray n'est pas réglementaire pour évoluer en Ligue 1 et ne doit son salut qu'à une dérogation de la Ligue permettant à l'OGC Nice d'utiliser le Ray  malgré sa non-conformité. La ville s'engageant par ailleurs à livrer un nouveau stade au Gym.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul>
	<li>
<h4>La valse des projets</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Au cours de la dernière décennie, deux tentatives de rénovation/construction on été entreprises sans succès :</p>
<p style="text-align: justify;">- En 2002, Jacques Peyrat alors Maire de Nice choisit un projet de construction du "nouveau Ray" à l'emplacement de l'ancien. Ce projet confié à l’architecte Bruno Gaudin prévoit une enceinte de 32 000 places à l'horizon 2006 pour un coût de près de 100 millions d'euros (destruction/construction).
Cependant une vaste affaire de corruption entachant l'attribution du marché public a éclaté. Ces fraudes concernant l'appel d'offre et mêlant notamment l'ancien secrétaire général à la Mairie de Nice, l'adjoint aux sports de l'époque ainsi que des chefs d'entreprise firent exploser le projet en 2003.</p>


[caption id="attachment_502" align="aligncenter" width="365"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-stade-du-ray-2/" rel="attachment wp-att-502"><img class="size-full wp-image-502 " alt="stadiumstrategies stade du ray 2" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-stade-du-ray-2.jpg" width="365" height="171" /></a> Projet "Ray 2 » (30 000 places) avorté en 2003[/caption]

&nbsp;

- En 2006, Jacques Peyrat (encore lui) annonce la construction d'un nouveau stade de 32 600 places pour 130 millions d'€ dans le quartier Saint-Isidore, dans la plaine du Var. Cela permettait par ailleurs à l'OGC Nice de rester dans son stade le temps des travaux (la délocalisation du club avait posé de nombreux problèmes lors du précédent projet).
<p style="text-align: justify;">Le consortium CARI-Spada, regroupement de plusieurs entreprises de BTP de la région, est chargé de construire et d'exploiter le stade par une concession de service public. Mais alors que les travaux de terrassement étaient déjà commencés, le préfet des Alpes-Maritimes fit annuler le permis de construire considérant que le marché public entre Nice et le consortium était entaché d'irrégularités (il n'indiquait pas le tarif à la charge des spectateurs). Suspension du chantier confirmé et nouvelle désillusion pour les supporters des Aiglons...</p>


[caption id="attachment_506" align="aligncenter" width="365"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-grand-stade-nice-1/" rel="attachment wp-att-506"><img class=" wp-image-506 " alt="stadiumstrategies grand stade nice 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-grand-stade-nice-1.png" width="365" height="171" /></a> "Grand Stade de Nice" (32 600 places), projet annulé en 2006.[/caption]

&nbsp;
<h3><span style="text-decoration: underline;">Allianz Riviera, genèse et mise en place</span></h3>
&nbsp;
<ul>
	<li>
<h4>Choix du projet</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le 20 Octobre 2008, le nouveau Député-Maire de Nice Christian Estrosi relance une énième fois le projet d'un nouveau stade niçois et annonce sa livraison pour Juin 2013. Il souhaite une enceinte de 35 000 / 40 000 places dans la plaine du Var, berceau de l'ancien projet avorté.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 11 Octobre 2010, le Maire de Nice déclare que l'entreprise Vinci Concessions du groupe Vinci a été choisie pour mener le projet à bien, associée à la Caisse des Dépôts et Consignations et à South Europe Infrastructure Equity Finance (SEIEF). Ce projet fait appel au cabinet d'architecture Wilmotte &amp; Associés.</p>
<p style="text-align: justify;">En Décembre 2010, le projet "Vinci Wilmotte" est confirmé après la phase de concertation publique et le permis de construire est accordé en Juillet 2011.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul>
	<li>
<h4>Financement et exploitation</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Dès la fin de l'année 2009, la ville de Nice conseillée par le cabinet Pricewaterhousecoopers choisit le Partenariat Public Privé <em>"plus avantageux au plan financier puisqu'il devrait permettre de réaliser une économie annuelle d'au moins 25% par rapport à une délégation de service public"</em>, d'après Christian Estrosi. Précisons que dans un PPP, l'entreprise privée conçoit, finance, construit, exploite et entretien l'infrastructure pour 30 ans en échange des revenus liés à l'exploitation ainsi que de la redevance versée par la collectivité selon un échéancier déterminé. N'oublions pas la perception de recettes annexes liée aux multiples activités de l'enceinte (bureaux, espaces commerciaux...)</p>
<p style="text-align: justify;">En Août 2010, le projet prévoyait un coût d'environ 200 millions d'€ TTC, ramené à 243,5 millions d'€ TTC en Octobre 2010 et financé à hauteur de 69 millions d'€ par des subventions publiques (Ville de Nice : 16M€ / Métropole Nice Côte d'Azur : 6M€ / Conseil Général : 20M€ / Conseil Régional : 7M€ / État : 20M€). Prudence cependant concernant ces chiffres car le gouvernement Ayrault, en quête d'économies, a diligenté l'Inspection Générale des Finances pour réaliser un audit sur l'<strong>Allianz Riviera</strong>, ce qui fit bondir Christian Estrosi : <em>"je suis prêt à envisager par anticipation toutes les actions nécessaires pour que l'État ne revienne pas sur son engagement de subvention à hauteur de 20 millions d'euros"</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin l'exploitation du Stade a été confiée pour 30 ans à la société Nice Eco Stadium (50% Vinci / 25% Caisse des Dépôts et Consignations / 25% SEIEF) dirigée par Xavier Lortat-Jacob et dont le développement commercial et marketing sera assuré par Olivier Yvon.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L'Allianz Riviera, un stade moderne et éco-responsable</span></h3>
&nbsp;
<ul>
	<li>
<h4>Fiche D'identité</h4>
</li>
</ul>
<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-allianz-riviera-2/" rel="attachment wp-att-511"><img class="aligncenter size-full wp-image-511" alt="stadiumstrategies allianz riviera 2" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-2.jpg" width="466" height="134" /></a>

<strong>ALLIANZ RIVIERA - GRAND STADE DE NICE</strong>
<p style="text-align: justify;">- <span style="color: #3366ff;">Construction</span> : Août 2011 -&gt; Été 2013
- <span style="color: #3366ff;">Architecte</span> : Jean-Michel Wilmotte
- <span style="color: #3366ff;">Coût</span> : 245 millions d'euros
- <span style="color: #3366ff;">Capacité</span> : 35 624 (football) 34 615 (Rugby) 34 834 (concert scène latérale) 44 624 ( concert scène centrale)
- <span style="color: #3366ff;">Montage Financier</span> : Partenariat Public-Privé
- <span style="color: #3366ff;">Exploitant</span> : Nice Eco Stadium (filiale Vinci)
- <span style="color: #3366ff;">Club Résident</span> : OGC Nice
- <span style="color: #3366ff;">Surface</span> : pelouse naturelle
- <span style="color: #3366ff;">Classement UEFA</span> : Catégorie 3</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul>
	<li>
<h4>Une architecture responsable</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Considérés aujourd'hui comme des "outils de redynamisation urbaine", les stades modernes cherchent à évoluer en lieux de vie bien intégrés dans leur environnement . Force est de constater qu'une réelle réflexion a été menée par les concepteurs de l'écrin niçois pour optimiser son intégration dans le paysage de l'Éco-Vallée. Silhouette arrondie, structure en bois visible grâce à une membrane translucide (empêchant l'éblouissement intérieur), aspect aérien : <em>"L'<strong>Allianz Riviera</strong> sera le phare de l'Éco-Vallée, son aboutissement, son point de mire légitime"</em>, affirme son architecte Jean-Michel Wilmotte.</p>


[caption id="attachment_512" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-allianz-riviera-3/" rel="attachment wp-att-512"><img class="size-full wp-image-512" alt="Un effort particulier a été fait pour intégrer l'Allianz Riviera dans le paysage verdoyant de l'Éco-Vallée©allianz-riviera.fr" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-3.jpg" width="570" height="233" /></a> Un effort particulier a été fait pour intégrer l'Allianz Riviera dans le paysage verdoyant de l'Éco-Vallée<br />©allianz-riviera.fr[/caption]

&nbsp;

[caption id="attachment_514" align="alignleft" width="288"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-allianz-riviera-4/" rel="attachment wp-att-514"><img class=" wp-image-514 " alt="stadiumstrategies allianz riviera 4" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-4.jpg" width="288" height="202" /></a> Vue des coursives, la structure de bois<br />©allianz-riviera.fr[/caption]
<p style="text-align: justify;">Dans l'ère du temps, le projet se veut également écologique : outre sa structure tridimensionnelle en bois, permettant une réduction des émissions de CO2, une vaste surface de panneaux photovoltaïques (16 000 m²) sera installé sur le toit. Le stade devrait ainsi produire plus d'énergie qu'il n'en consommera. S'il on ajoute à cela une climatisation naturelle, une récupération des eaux de pluie pour l'arrosage de la pelouse et l'enterrement des parkings, on risque fort de voir apparaître en France un des premiers éco-stades au monde.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Un stade multifonctionnel et multi-activités</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Évidemment les joueurs de l'OGC Nice ne seront pas les seuls à fouler la pelouse du stade. Dans le but de rentabiliser au maximum l'infrastructure, le stade se veut modulable et multifonctionnel afin d'organiser tous types d'évènements (matchs de foot, rugby, tennis sur gazon, courses automobiles, concerts, spectacles, évènements d'entreprise...).</p>
<p style="text-align: justify;">Les tribunes comporteront 3 niveaux. Le 20 Octobre 2012 les noms des 4 tribunes ont été dévoilées, il s'agit de "Garibaldi, Ségurane, Ray et Populaire Sud". Voici la capacité des différentes parties du stade :</p>


[caption id="attachment_516" align="alignright" width="288"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-allianz-riviera-5/" rel="attachment wp-att-516"><img class=" wp-image-516 " alt="stadiumstrategies allianz riviera 5" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-5.jpg" width="288" height="203" /></a> Maquette des tribunes<br />©allianz-riviera.fr[/caption]
<p style="text-align: justify;">grand public : 30 000 places
présidentielles : 400 places
"affaire &amp; prestige" : +3000 places
coin supporters adverses : 1 760 places
tribune presse : 200 places
aménagements personnes à mobilité réduite : 240 places
loges : 44 (capacité 600 places)</p>
<p style="text-align: justify;">Les tribunes Nord et Sud seront rétractables pour passer à une configuration "Rugby" de 34 615 places. Deux configurations "spectacle" ont été prévues. Si la scène est placée latéralement, la capacité sera de 34 834 spectateurs contre 44 624 si elle est placée au centre (dont 9000 sur la pelouse).</p>
<p style="text-align: justify;">7000 m² d'espaces réceptifs modulables ont également été pensés afin d'organiser aisément des évènements d'entreprise (salons, conférences, séminaires, team building...) répartis sur 44 loges et 16 salons.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin le stade moderne doit devenir une expérience et une destination unique où les spectateurs ne s'y rendent plus uniquement pour assister à un match. Les Allemands viennent par exemple en famille, quelques heures avant le match, et repartent quelquefois plusieurs heures après. La raison réside dans le fait que lors de la rénovation de leur parc de stades pour la Coupe du Monde 2006, l'Allemagne a créé des enceintes multi-activités, des lieux de vie. Commerces, restaurants, loisirs, cinémas, bowlings, tout a été fait pour que le panier moyen du spectateur augmente considérablement.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien que l'<strong>Allianz Riviera</strong> intégrera des espaces de restauration, des commerces, des bureaux, des services ainsi que le Musée National du Sport (sur 3000 m²), nous n'avons pour le moment que peu d'information sur la nature exacte de ces espaces annexes, à part qu'ils seront exploités par Vinci Construction France et Vinci Immobilier.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs autres zones d'ombre perdurent. Nous ne savons par exemple pas si le stade sera "connecté", quelle place auront les nouvelles technologies, quel système de sécurité et de gestion des flux sera mis en place, quelle gestion du "catering" sera appliquée...</p>


[caption id="attachment_521" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-allianz-riviera-7/" rel="attachment wp-att-521"><img class="size-full wp-image-521" alt="stadiumstrategies allianz riviera 7" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-7.jpg" width="570" height="236" /></a> L'Allianz Riviera vue de l'intérieur<br />©allianz-riviera.fr[/caption]

&nbsp;
<ul>
	<li>
<h4>Un contrat de "naming" important</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Très courante ailleurs notamment aux USA en Angleterre et en Allemagne, rare chez nous, le Grand Stade de Nice est l'une des premières enceintes sportives de France à se doter d'un contrat de "naming" avec le MMArena du Mans. Pratique de parrainage consistant à donner à un stade le nom d'une marque ou d'une société parraineuse, elle permet au propriétaire d'assurer un revenu conséquent, stable et de longue durée.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ses 16 millions d'euros sur 9 ans, Nice fait mieux que le MMArena (13 M€ / 10 ans), le Park&amp;Suites Arena de Montpellier (9M€ / 12 ans) ou encore le Matmut Stadium de Lyon (5M€ / 5 ans) mais demeure néanmoins très loin des 400 millions d'euros sur 20 ans qu'offre la banque Barclays pour le "naming" de l'arène des Brooklyn Nets. Notons que ce n'est pas une première pour l'assureur allemand déjà associé au somptueux stade du Bayern Munich, dans sa ville d'origine.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette pratique que certains considèrent "inadaptée à la culture française", soulage pourtant bien la ville de Nice qui voit la facture du remboursement de l'écrin s'alléger considérablement (7 à 8 M€ par an après déduction du "naming" et du loyer payé par l'OGC Nice). Un tour de force pour cette pratique moderne qui a finalement du mal à s'implanter dans notre pays (par exemple à Lille).</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">-&gt; Nous l'avons vu, malgré ces longues années d'attente, les niçois sont sur le point de voir apparaître un très beau projet. Un stade moderne, adapté, intégré dans son environnement et éco-responsable. Et bien que nous n'ayons pas encore toutes les informations en notre possession, notamment concernant les technologies et la nature des installations annexes, l'<strong>Allianz Riviera </strong>apparaît déjà très bien armé pour recevoir l'Euro 2016 en France. Reste maintenant à l'exploitant de savoir faire cohabiter le club résident avec les impératifs économiques de rentabilisation de l'infrastructure.</p>
<p style="text-align: justify;">Hugo ROUSSEAU</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.stadiumstrategies.com/euro-2016/allianz-riviera/attachment/stadiumstrategies-allianz-riviera-6/" rel="attachment wp-att-518"><img class="aligncenter size-full wp-image-518" alt="stadiumstrategies allianz riviera 6" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-allianz-riviera-6.jpg" width="570" height="230" /></a></p>
&nbsp;]]></description>
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		</item>
		<item>
		<title>Régis Pillon rejoint l&#8217;équipe Stadium Strategies !</title>
		<link>http://www.stadiumstrategies.com/general/regis-pillon/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Jan 2013 16:11:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo.R</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[droit du sport]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="476" height="217" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/logo-stadiumstrategies-stade.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="logo stadium strategies" /></p><p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: large;"><strong>Régis Pillon rejoint l'équipe Stadium Strategies  </strong></span></p>
&nbsp;

<img class="alignleft size-full wp-image-464" style="border: 1px solid black;" alt="Régis Pillon" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/10/stadiumstrategies-user-regis.jpg" width="162" height="176" /><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: large;">Régis Pillon</span></strong></span><strong><span style="font-size: large;"> :</span></strong>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Âgé de 25 ans et originaire d’Alsace, Régis est diplômé du Master 2 Professions Juridiques du Sport à l’Université de Bourgogne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Juriste en droit du sport et droit des contrats, il intervient auprès des acteurs du monde sportif comme les clubs professionnels (Football, Hockey sur Glace), les cabinets de Conseil &amp; Consulting (Athletes Solutions), ou encore auprès de fédérations et de collectivités. Il a notamment été responsable des aspects juridiques lors de la création du Centre de Formation du Dijon Football Côte d’Or. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Vice-Président de l’association « Lex Sportiva », il organise également les « Cafés Juridiques du Sport ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Régis est l’auteur de divers articles juridiques sur le sport comme « Football et procédures collectives », « La copropriété de joueurs, un mécanisme transalpin » ou encore « La loi du 1er février 2012 sur l’éthique du sport et les droits des sportifs ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Il rejoint l’équipe Stadium Strategies afin d’apporter son expertise juridique concernant les infrastructures sportives (aspects légaux des nouveaux stades, des montages financiers…).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: large;">Twitter : <a title="Suivez-moi !" href="http://www.twitter.com/pillon_regis" target="_blank">@pillon_regis</a></span></p>
<a href="http://www.stadiumstrategies.com/general/regis-pillon/attachment/stadiumstrategies-juridique-1/" rel="attachment wp-att-471"><img class="aligncenter size-full wp-image-471" alt="stadiumstrategies-juridique-1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2013/01/stadiumstrategies-juridique-1.jpg" width="590" height="231" /></a>]]></description>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Stade 2.0, ou l&#8217;ère du &#171;&#160;tout connecté&#160;&#187; : retour sur la conférence Sport Numericus</title>
		<link>http://www.stadiumstrategies.com/technologies/stade-2-0-connecte-sportnumericus/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 12:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo.R</dc:creator>
				<category><![CDATA[Technologies]]></category>
		<category><![CDATA[barclays center]]></category>
		<category><![CDATA[grand stade]]></category>
		<category><![CDATA[metlife stadium]]></category>
		<category><![CDATA[sport numericus]]></category>
		<category><![CDATA[stade 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[stade connecté]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="600" height="350" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/12/stadiumstrategies-stade-connecté-2.0-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="stadium strategies stade connecté 2.0 1" /></p>[caption id="attachment_404" align="alignnone" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/technologies/stade-2-0-connecte-sportnumericus/attachment/stadiumstrategies-stade-connecte-2-0-1/" rel="attachment wp-att-404"><img class=" wp-image-404   " title="stadiumstrategies-stade-connecte-2.0-1" alt="stadium strategies stade connecté 2.0 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/12/stadiumstrategies-stade-connecté-2.0-1.jpg" width="570" height="332" /></a> Stade 2.0, le Stade connecté<br />©jaiunprojetinnovant.com[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Comme nous le constations dans l'introduction de ce site (<a title="Bienvenue sur Stadium Strategies, le site actu des stades : À Propos…" href="http://www.stadiumstrategies.com/general/stade-bienvenue/" target="_blank">à propos</a>), les stades sont entrés dans une nouvelle génération  où le spectateur, à la recherche d'un confort optimisé et de nouvelles expériences, ne peut plus se contenter d'aller au stade uniquement pour voir un match ou un spectacle. Il lui faut désormais pouvoir participer, partager, interagir avec l'évènement et avec le monde. La digitalisation des évènements sportifs et l'explosion des nouvelles technologies et des réseaux sociaux mettent les professionnels du sport face à certaines problématiques :</p>
<p style="text-align: justify;">- Comment les enceintes sportives vont-elles s'adapter aux nouvelles technologies et permettre au spectateur d'atteindre une expérience de consommation enrichie ?</p>
- Ces nouvelles technologies peuvent-elles inciter le spectateur à privilégier le stade plutôt que l'évènement à la télévision ?

- Peuvent-elles générer de nouvelles ressources financières pour le stade / l'exploitant ?
<p style="text-align: justify;">Le 15 Novembre 2012 avait lieu au Stade de France la deuxième édition de SPORT NUMERICUS, visant à rassembler les acteurs du sport et du numérique autour de tables rondes et d'ateliers. La conférence : "Le <strong>Stade 2.0</strong> : l'expérience du spectateur" a réuni des intervenants prestigieux afin d'aborder ces problématiques et de nous informer sur ce que seront, d'un point de vue technologique, les stades de demain. Voici ce qu'il fallait retenir des débats...</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le Stade 2.0, l'expérience du spectateur</span></h3>
&nbsp;

[caption id="attachment_408" align="alignnone" width="564"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/technologies/stade-2-0-connecte-sportnumericus/attachment/stadiumstrategies-stade-connecte-2-0-2/" rel="attachment wp-att-408"><img class="size-full wp-image-408  " title="stadiumstrategies-stade-connecte-2.0-2" alt="stadium strategies stade connecté 2.0 2" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/12/stadiumstrategies-stade-connecté-2.0-2.jpg" width="564" height="249" /></a> ©sportnumericus.com[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Intervenants :</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>Aymeric Magne</strong> : Chef de Projet, Lagardère Unlimited Stadium Solutions
- <strong>Philippe Auroy</strong> : Directeur Général du Stade de France
- <strong>Cyril Chacar</strong> : Global Business Development Manager, Cisco Sports
- <strong>Jacques Lambert</strong> : Président du comité de Pilotage de l'Euro 2016
- <strong>Jean-François Colin</strong> : Directeur Business Development, Orange Business Services
- <strong>Yan Noblot</strong> : Chief Operations Officer Olympics &amp; Major Events, Atos Worldline</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Qu'est-ce que le Stade 2.0 ?</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques mois, les évènements sportifs se digitalisent, à l'image des Jeux Olympiques de Londres 2012 (qualifiés de premiers "Socialympics") et l'expérience de consommation du spectateur évolue naturellement.
Le "<strong>Stade 2.0</strong>" est d'après Boris Helleu, maître de conférence : "<em>l'idée d'un stade qui existe en dehors de l'évènement, qui prend la parole sur les réseaux sociaux et qui interagit avec ses fans"</em>.
Fans qui, au fil du temps, ont développé de nouvelles exigences, et surtout de plus fortes. Jean-François Colin, Directeur Business Development chez Orange Business Services, confirme : "l<em>es consommateurs sont plus exigeants, plus connectés, et veulent tout tout de suite"</em>.<em>
</em></p>
<p style="text-align: justify;">L'idée de <b>Stade 2.0</b> c'est justement répondre à ce besoin d'interactivité et accompagner le client durant l'intégralité de son parcours et de son expérience :</p>
<p style="text-align: justify;">- avant l'évènement : de chez lui au stade
- durant l'évènement
- après l'évènement : après-match + retour</p>
<p style="text-align: justify;">Plus concrètement, l'idée est d'accéder à une multitude de services via son smartphone (ou sa tablette) : connaître les conditions de circulation aux alentours de l'enceinte, accéder aux horaires des transports en commun, dématérialiser le billet sur le smartphone, être guidé jusqu'à son siège, commander une boisson, payer un sandwich, avoir accès aux ralentis et aux statistiques depuis les tribunes, noter le match, participer à des jeux, échanger sur les réseaux sociaux, avoir accès aux informations concernant les prochains évènements au stade ainsi qu'à la billetterie, bénéficier d'un contenu exclusif comme des interviews avant-match des joueurs... On peut imaginer encore de nombreuses possibilités d'améliorer le confort et l'expérience du public.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Quelques chiffres...</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre ces nouveaux besoins, il convient en premier lieu de rappeler les chiffres suivants :</p>
<p style="text-align: justify;">- Nous avons en France 69,3 millions de téléphones mobiles, dont 40% de smartphones (28 millions)</p>
<p style="text-align: justify;">- 7,5 millions de français utilisent les réseaux sociaux via leur mobile</p>
<p style="text-align: justify;">- Le trafic mondial des données échangées via mobile sera multiplié par 26 entre 2010 et 2015</p>
<p style="text-align: justify;">- 8 des 25 plus gros "social landmarks facebook" (endroits où les gens se connectent le plus) sont des enceintes sportives (Staples Center de Los Angeles, Tokyo Dome City, Camp Nou de Barcelone...)</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>L'exemple Américain</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Un coup d'oeil outre-Atlantique permet de prendre toute la dimension de ce que représente le <strong>stade connecté</strong>. En effet les infrastructures américaines ont bien des années d'avance à ce sujet et même si le comportement du spectateur américain est bien différent du nôtre, il est tout de même toujours inspirant de voir comment les stades US traitent le parcours client :</p>


[caption id="attachment_420" align="alignleft" width="270"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/technologies/stade-2-0-connecte-sportnumericus/attachment/stadiumstrategies-metlife-stadium-1/" rel="attachment wp-att-420"><img class="size-full wp-image-420 " title="stadiumstrategies-metlife-stadium-1" alt="stadium strategies metlife stadium 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/12/stadiumstrategies-metlife-stadium-1.jpg" width="270" height="180" /></a> Le MetLife Stadium, enceinte connectée des Giants de New York<br />©Adam Omanski[/caption]
<p style="text-align: justify;">Le MetLife Stadium, enceinte des Giants de New York, informe ses spectateurs en direct via leur mobile des conditions de trafic sur les principaux axes menant au stade, ainsi que des conditions d'utilisation des transports en commun. Le Cowboys Stadium, au Texas (plus grand stade couvert du monde) organise durant l'évènement des Quizz sur Twitter, du style "Qui va marquer le prochain but ?". Les gagnants apparaissent sur l'écran géant et gagnent des prix. Enfin le Barclays Center, salle omnisports située dans le quartier Brooklyn à New York, propose à ses spectateurs pas moins de 275 points d'accès WIFI et 4000 prises Ethernet !</p>


[caption id="attachment_423" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/technologies/stade-2-0-connecte-sportnumericus/attachment/stadiumstrategies-barclays-center-1/" rel="attachment wp-att-423"><img class="size-full wp-image-423 " title="stadiumstrategies-barclays-center-1" alt="stadium strategies barclays center 1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/12/stadiumstrategies-barclays-center-1.jpg" width="570" height="198" /></a> Le Barclays Center de New York (18103 places), antre des Brooklyn Nets[/caption]

&nbsp;
<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>La situation des stades français</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Notre pays est à des années lumières de ces avancées technologiques. Car avant de parler du "<strong>tout connecté</strong>" et d'innovations, les stades français ont un problème de fond qui est la connectivité. Pas de 3G, encore moins de WIFI, et des spectateurs qui "<em>doivent souvent s'y reprendre à 9 fois pour envoyer un SMS"</em>, d'après Cyril Chacar, Global Business Development Manager pour Cisco Sport. Ces aberrations ne sont pas une question de volonté de la part des exploitants mais plutôt de frilosité. Connecter un stade  implique un coût conséquent et le retour sur investissement est loin d'être garanti. N'oublions pas que le panier moyen d'un spectateur du Superbowl est de 85$ quand il est d'1€08 pour un supporter du RC Lens.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant certains y travaillent ! Philippe Auroy, DG du Stade de France, promet 15 000 connexions WIFI HD simultanées à l'horizon 2013, "<em>la vision est d'avoir 100 000 connexions simultanées au plus vite"</em>, assure même le dirigeant. L'enceinte dyonisienne organise d'ailleurs depuis 2012 son "livetweet". À chaque évènement, et depuis une loge dédiée, deux groupes de supporters s'affrontent via Twitter de façon conviviale et tentent de fédérer un maximum de twittonautes. Ajoutez à cela le développement de la technologie NFC (en partenariat avec Orange), qui permet entre autres de passer les tourniquets avec son billet dématérialisé dans son smartphone, le Stade de France se montre actif dans sa volonté de se connecter. Mais force est de constater qu'il se sent pour le moment bien seul...</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_426" align="aligncenter" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/technologies/stade-2-0-connecte-sportnumericus/attachment/stadiumstrategies-stade-connecte-2-0-3/" rel="attachment wp-att-426"><img class="size-full wp-image-426 " title="stadiumstrategies-stade-connecte-2.0-3" alt="stadium strategies stade connecté 2.0 3" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/12/stadiumstrategies-stade-connecté-2.0-3.jpg" width="570" height="236" /></a> Technologie NFC mobile sans contact. Le projet M-Stadium d'Orange permet entre autre de passer le contrôle d'accès au stade d'un geste.<br />©orange.com[/caption]

&nbsp;
<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>L'exploitant</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Du point de vue de l'exploitant, évoluer vers un <strong>stade connecté </strong>présente certains avantages en matière de sponsoring et peut (insistons sur le "peut") se révéler rentable. En effet les packs de visibilité vendus aux partenaires deviendraient considérablement plus ciblés, précis et diversifiés. Cela peut permettre à une entreprise de sponsoriser un évènement précis, ou de voir son logo apparaître à un moment précis du match, sur un écran en particulier ou dans tout le stade. Le spectateur peut recevoir sur son smartphone une publicité ciblée et différente si celui-ci est en VIP ou en haut des gradins. On peut même inciter le spectateur à venir plus tôt au stade en proposant par exemple un contenu vidéo exclusif (interviews...) ou un concours de pronostics. D'après Cyril Chacar, le stade connecté peut accroître les revenus de l'exploitant mais cela "<em>implique une réorganisation de l'offre, de l'équipe multimédia, et de la création de contenu"</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile de ne pas constater que "connecter" un stade se révèle assez lourd d'un point de vue financier, logistique et organisationnel. Espérons que les opérateurs bénéficient d'outils efficaces pour calculer le plus précisément possible le retour sur investissement des exploitants (clubs, consortiums...), sans quoi il sera sans nul doute très compliqué de les convaincre.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Le Stade 2.0 français, futur ou fantasme ?</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Nous l'avons vu, le passage à l'ère des <strong>stades connectés </strong>présente des enjeux conséquents, et bien que cela puisse générer des ressources supplémentaires pour les exploitants de ces infrastructures, il s'agit surtout de "<em>remettre le spectateur au centre de l'évènement</em>" (Yan Noblot, Atos). À l'heure où le taux de remplissage de nos stades s'effondre, améliorer le confort du spectateur est capital pour le faire quitter sa télévision et lui donner envie de regoûter à la convivialité unique d'un stade plein.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais attention, bien que le concept de <strong>Stade 2.0</strong> soit un véritable succès dans les pays Anglo-Saxons, on peut se demander si le modèle est applicable en France, dont le comportement de consommation du public est radicalement différent. A t'on des outils fiables pour connaître le retour sur investissement d'une telle installation ? Pouvons-nous équiper les petits stades, majoritaires en France ? Va-t-on voir des <strong>stades connectés</strong> à l'Euro 2016, quand on sait que le cahier des charges de l'UEFA établi en 2009 ne prévoit rien à cet égard ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions observer des éléments de réponse dans les prochaines semaines. Le Grand Stade de Lille à d'ores et déjà lancé un appel à projets innovants <strong>Stade 2.0</strong>. Les lauréats de cette belle initiative seront accompagnés personnellement par des spécialistes jusqu'à la concrétisation de leur idée.</p>
<p style="text-align: justify;">Espérons qu'à être hyper-connectés, nous n'oublierons pas de profiter du spectacle...</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez l'intégralité de la conférence Sport Numericus -&gt; <strong>Le Stade 2.0 : l'expérience du spectateur</strong></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<object width="480" height="270" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xvf1lp?foreground=%23008DCF&amp;highlight=%23777&amp;background=%23202226" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="480" height="270" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xvf1lp?foreground=%23008DCF&amp;highlight=%23777&amp;background=%23202226" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object>
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xvf1lp_le-stade-2-0-l-experience-du-spectateur_sport" target="_blank">Le Stade 2.0 : l'expérience du spectateur</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/SportNumericus" target="_blank">SportNumericus</a></i>]]></description>
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		<title>Le Stade de France est-il voué à disparaître ?</title>
		<link>http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/</link>
		<comments>http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2012 10:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo.R</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[grand stade rugby]]></category>
		<category><![CDATA[parc des princes]]></category>
		<category><![CDATA[stade de france]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="600" height="175" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/stadiumstrategies-stade-de-france-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="stadium strategies stade de france 1" /></p>[caption id="attachment_270" align="alignnone" width="570"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/attachment/stadiumstrategies-stade-de-france-1/" rel="attachment wp-att-270"><img class="wp-image-270 " title="stadiumstrategies-stade-de-france-1" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/stadiumstrategies-stade-de-france-1.jpg" alt="stadium strategies stade de france 1" width="570" height="175" /></a> Stade de France<br />©Michel Chéron[/caption]

&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Stade de France</strong>, inauguré en Janvier 1998, est le plus grand stade français avec 81 338 places en configuration Football/Rugby. Construit dans le but de recevoir la Coupe du Monde de Football la même année, il a cependant été conçu comme une enceinte multi-sports par la présence d'une piste d'athlétisme et de tribunes basses rétractables. Un des principaux objectifs était d'accueillir les JO de Paris 2012.  Bien qu'il ait suscité un vif engouement à sa sortie de terre, le "Grand Stade" présentait en réalité déjà des faiblesses alarmantes.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span> <span style="text-decoration: underline;">Le Stade de France, un projet bancal...</span></span></h3>
&nbsp;
<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Un contrat de concession fragile :</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Face au lourd investissement que représentait la construction d'un stade et le manque de savoir-faire de l'État dans ce domaine (la dernière enceinte prise en charge par celui-ci étant le Stade Olympique Yves-du-Manoir à Colombes pour les JO 1924...), un montage juridique faisant intervenir les groupes privés fut choisi, en l'occurrence la "Concession de Service Public".</p>
<p style="text-align: justify;">Cela signifie qu'un délégataire privé est chargé de concevoir, construire, financer, exploiter et maintenir le SDF en échange d'une concession de 30 ans et d'une participation financière de l'État à l'investissement.
Le Consortium "Stade de France" (67% VINCI / 33% BOUYGUES) est créé pour prendre en charge la concession et le contrat est signé en 1995 par le premier ministre de l'époque Edouard Balladur. Or cet accord s'est révélé avoir été conclu dans des conditions obscures et après de nombreuses contestations, le conseil constitutionnel a purement abrogé la loi de validation du contrat de concession (décision n°2010-100 QPC) en Février 2011 (le tribunal administratif de Paris avait dès 1996 jugé cet accord comme étant entaché d'illégalités).</p>
<p style="text-align: justify;">Plus clairement, le contrat très avantageux dont le Consortium "Stade de France"  bénéficie depuis 17 ans et courant jusqu'en 2025 peut être attaquable à tout moment. Et bien que celui-ci n'ait pas été résilié à ce jour, il ne repose plus sur grand chose. Cette situation fragilise fortement le Consortium et de ce fait la gestion du SDF.</p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Un Stade déjà obsolète ?</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En vue de l'organisation de la Coupe du Monde 98, la France a tout misé sur son <strong>Stade de France</strong>, dont le coût à atteint 364 millions d'€ HT, soit 66% de l'investissement total de la Construction/Rénovation du parc de stades. Or, à peine 14 ans après son inauguration, le constat est sans appel : de conception et de réalisation décevante, le <strong>Stade de France</strong> est obsolète et l'était peut-être même déjà avant sa construction !</p>
<p style="text-align: justify;">Il suffit de voir comment l'Allemagne a rénové son parc de stades pour l'organisation de sa Coupe du Monde 2006 pour comprendre à quel point le choix du projet fut mauvais. Architecture, confort du spectateur, optimisation des "business seats", "merchandising", "catering", investissement privé, "naming", mise du club résident au centre du projet... Tout a été fait pour que le stade Allemand décuple la rentabilité d'un évènement. La Coupe du Monde 06 a d'ailleurs été un formidable tremplin pour leur football qui affiche depuis des taux de remplissage indécents et une santé économique enviable. Ce qui est très loin d'être notre cas...</p>


[caption id="attachment_306" align="alignleft" width="270"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/attachment/stadiumstrategies-stade-de-france-2/" rel="attachment wp-att-306"><img class=" wp-image-306 " title="stadiumstrategies-stade-de-france-2" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/stadiumstrategies-stade-de-france-2.jpg" alt="stadium strategies stade de france 2" width="270" height="180" /></a> France-Irlande 2012 reporté pour cause de pelouse gelée...<br />©INPHO/Dan Sheridan[/caption]
<p style="text-align: justify;">L'annulation du match France-Irlande du Tournoi des VI Nations 2012 pour cause de pelouse gelée a relancé le débat. Les Anglais et les Allemands possèdent depuis des années des pelouses chauffées et/ou des toits rétractables ! Philippe Auroy, directeur général du <strong>Stade de France</strong>, se défend :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ce stade est 5 etoiles UEFA. C’est </em><em>le seul en France.(...) On dépense entre 15 M€ et 20 M€ pour maintenir les équipements. Je ne dis pas que tout est parfait. On travaille sur de nouveaux investissements. (...) </em><em>En revanche, on n’est pas équipé pour avoir une pelouse qui reste en bon état avec ce vent et une température de moins 7 degrés. Le chauffage sur la pelouse ? Notre spécificité de stade multi-activités fait qu’il faudrait un système démontable. »</em></p>


[caption id="attachment_312" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/attachment/stadiumstrategies-stade-de-france-projet-nouvel/" rel="attachment wp-att-312"><img class="size-medium wp-image-312" title="stadiumstrategies-stade-de-france-projet-nouvel" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/stadiumstrategies-stade-de-france-projet-nouvel-300x197.jpg" alt="stadium strategies stade de france projet Nouvel" width="300" height="197" /></a> Projet non-retenu de l'architecte Jean Nouvel, qui prévoyait un toit amovible et des tribunes rétractables.[/caption]
<p style="text-align: justify;">Et si le problème venait de là ? Le choix d'une enceinte multi-sports a été fait au moment même où le mouvement architectural européen privilégiait l'inverse : "à chaque sport son stade". Pourtant le projet retenu (des architectes Macary, Zublena, Regembal, Costantini)  était à l'époque concurrencé par l'architecte Jean Nouvel, qui souhaitait un stade rectangulaire qui aurait été le premier à se doter d'un toit amovible. Ce projet fut même beaucoup mieux noté par le jury de sélection (10 voix vs 4), mais a finalement été écarté pour un surcoût de près de 45 millions d'€.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le Stade de France, un avenir trouble</span><span style="text-decoration: underline;">...</span></h3>
&nbsp;
<p style="text-align: justify;">Malgré ce projet initial obscur, le SDF a tout de même accumulé des éléments de satisfaction au cours des années 2000. Premièrement, il est devenu un véritable symbole de la victoire des Bleus en 1998. De plus, il a jusque très récemment présenté un taux de remplissage plus de correct, pour atteindre 92% en 2007. N'oublions pas que c'est le seul stade européen à avoir accueilli une Finale de Coupe du Monde de Football (1998), et une de Rugby (2007), sans oublier un Championnat du Monde d'Athlétisme (2003) et deux finales de Champion's League (2000 et 2006). Autre constat, le SDF a toujours été bénéficiaire !
Oui mais voilà, la situation de l'écrin se corse et son avenir s'assombrit :</p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>La fin de la subvention pour absence de club résident</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le contrat de concession initial prévoit depuis 1995 que l'État (le contribuable) verse au Consortium plusieurs millions d'euros par an pour compenser l'absence d'un club résident. En effet aucun club de foot ni de rugby n'occupe le stade à l'année et le Consortium privé est de ce fait indemnisé pour cela. Or cet accord étant devenu bancal, l'État se retrouve en position de force. La ministre des sports Valérie Fourneyron, sommée de réaliser des économies, a sauté sur l'occasion et a annoncé le 01 Octobre 2012 la fin du versement de l'indemnité à compter de 2013 : "<em>Depuis 1997, cette indemnité a déjà coûté 115 millions à l'État et pendant toutes ces années, le <strong>Stade de France</strong> a été bénéficiaire"</em>, souligne la ministre.   C'est un cataclysme pour le Consortium qui a reçu en 2012 pas moins de 12 millions d'€ de l'État et qui doit faire face à d'autres problèmes de taille.</p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Le désengagement du Rugby</h4>
</li>
</ul>
[caption id="attachment_329" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/attachment/stadiumstrategies-grand-stade-rugby/" rel="attachment wp-att-329"><img class=" wp-image-329 " title="stadiumstrategies-grand-stade-rugby" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/stadiumstrategies-grand-stade-rugby.jpg" alt="stadium strategies grand stade rugby" width="300" height="225" /></a> Projet Evry-Essonne, futur Grand Stade du Rugby Français ?[/caption]
<p style="text-align: justify;">Jusque 2013, la Fédération Française de Rugby est liée au Consortium par un contrat de location du stade  à hauteur de 400 000€  par match. Jugeant cet accord inéquitable et souhaitant augmenter la rentabilité du rugby français, la FFR a l'intention de construire et de devenir propriétaire de son futur "Grand Stade" de 82 000 places dans l'Essonne, à Ris-Orangis-Evry, à l'horizon 2017 (l'équivalent de Twickenham en Angleterre). Et même si beaucoup voient dans cette annonce un coup de Bluff du président Pierre Camou visant à mettre la pression sur le <strong>Stade de France</strong>, le projet de 600 millions d'euros avance bien et semble à ce jour plutôt bien parti pour se faire ! Une chose est sûre, la FFR est bien décidée à plaquer Saint-Denis !</p>
<p style="text-align: justify;">À partir de 2013 et jusqu'à l'inauguration du nouvel écrin, la FFR louera le <strong>Stade de France</strong> au coup par coup pour ses matchs internationaux ou renégociera le bail avec le Consortium pour la période 2013-2017.</p>
<p style="text-align: justify;">Notons que la perte du Rugby serait catastrophique pour l'enceinte dyonisienne, le France-Angleterre du Tournoi des VI Nations étant l'évènement qui rapporte le plus au Consortium. Ceci n'a bien entendu pas échappé à Philippe Auroy : "<em>Si le stade de rugby doit se faire, il n'y a pas d'avenir pour le Stade de France".</em></p>

<ul>
	<li>
<h4>Les Bleus ne font plus recette</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Et le foot dans tout ça ?
Là encore, les perspectives s'assombrissent. Depuis 2011, le public n'est plus au rendez-vous. La plupart du temps, le Consortium perd de l'argent avec les Bleus, ce qui était encore impensable en 2007. Seulement 55 000 personnes pour le match amical France-Japon du 12 Octobre 2012. Pour les matchs de compétition, ce n'est pas mieux : à peine plus de 50 000 spectateurs pour le France-Biélorussie du 11 Septembre 2012 (match qualificatif pour la Coupe du Monde 2014), soit la 5 ème plus mauvaise affluence de l'histoire du Stade !</p>
<p style="text-align: justify;">Les plus sceptiques diront que le <strong>Stade de France</strong> n'a jamais eu d'âme ni d'esprit, que le public est incohérent et le désamour trop fort entre les français et leur sélection nationale. Les plus optimistes affirmeront quant à eux que la situation s'arrangera et la jauge de spectateurs grimpera avec l'amélioration des résultats sportifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le constat est là ! La FFF, qui a signé avec le Consortium en 2010 un contrat de location du stade de 5 millions d'€ par an et courant jusque 2025, souhaite déjà le renégocier. N'oublions pas que la France organisera l'<a title="À Propos" href="http://www.stadiumstrategies.com/a-propos/">Euro 2016</a> et sera donc directement qualifiée pour celui-ci. La 3F craint de ne pas remplir le stade avec deux ans de matchs amicaux et ne serait pas contre voir sa sélection nationale multiplier les prestations en Province.
Noël Le Graët, président de la FFF, précise : "<em>quand ce sont des affiches qui n'attirent que 40 ou 50 000 spectateurs, ce n'est bien pour personne, le Stade de France perd de l'argent et on n'en gagne pas".</em></p>
<p style="text-align: justify;"></p>

<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Des solutions existent-elles ?</span></h3>
&nbsp;

On peut alors se demander quelles solutions s'offrent au Consortium afin à la fois de briser cette spirale négative et pérenniser l'enceinte.

&nbsp;
<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Les Spectacles ?</h4>
</li>
</ul>
[caption id="attachment_331" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/attachment/stadiumstrategies-stade-de-france-3/" rel="attachment wp-att-331"><img class=" wp-image-331" title="stadiumstrategies-stade-de-france-3" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/stadiumstrategies-stade-de-france-3.jpg" alt="stadium strategies stade de france 3" width="300" height="225" /></a> Le Stade de France en configuration "spectacle" 360°<br />(Concert du groupe U2 en 2009)[/caption]
<p style="text-align: justify;">Une des forces du <strong>Stade de France</strong> est sa capacité et son savoir-faire dans l'organisation d'évènements non-sportifs de type "spectacles/concerts". Des <em>Rolling Stones</em> en 1998 à <em>Lady Gaga</em> en Septembre 2012 devant plus de 70 000 spectateurs, beaucoup de grands noms ont fait "stade plein" en Seine Saint-Denis (<em>U2 </em>a rassemblé 186 544 spectateurs sur 2 jours en 2009 avec une configuration à 360°).
Mais là encore, la morosité règne. Les articles  capables d'attirer 80 000 personnes sont de plus en plus rares, et même <em>Johnny Hallyday</em> n'y arrive plus. (Il est loin le temps où <em>JM Bigard </em>rassemblait 50 000 fans aux SDF). De plus, et comme si ça ne suffisait pas, le nouveau "Grand Stade" du rugby français prévoit l'installation d'un toit rétractable, ce qui représente un avantage décisif pour l'organisation de spectacles.</p>

<ul style="text-align: justify;">
	<li>
<h4>Le Paris Saint-Germain au Stade de France ?</h4>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le dernier espoir pour le SDF pouvait résider dans le déménagement des <span style="color: #555;"><del style="color: #555;">sauveurs</del> joueurs </span>du PSG en Seine Saint-Denis. Les nouveaux propriétaires Qataris ont dès leur arrivée formulé le souhait de jouer devant plus de spectateurs, et le Parc des Princes dans l'état actuel ne leur convient pas. Il a un temps été envisagé de déménager le club parisien, le Parc étant délicat à agrandir. Philippe Auroy s'était d'ailleurs déclaré (sans surprise) prêt à les "<em>accueillir avec grand</em> <em>plaisir"</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement  le projet est enterré, le Parc des Princes sera remis aux normes pour l'Euro 2016 et cela ne nécessitera pas de déménagement. Le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi confirme : "<em>Le Stade de France, ce n'est plus un projet. On va rénover le Parc en vue de l'Euro 2016"</em>. Même si dans un premier temps la capacité d'accueil ne sera pas augmentée, des travaux d’agrandissement pourraient avoir lieu après l'Euro, ce qui obligerait le PSG à jouer au SDF durant 2 saisons, mais pour le moment rien n'est fait.</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;">-&gt; À la lumière de ces éléments, il est évident que le <strong>Stade de France</strong> se retrouve dans une situation extrêmement délicate et voit ses partenaires se désengager les uns après les autres. Comme un appel à l'aide, Philippe Auroy "<em>considère qu'il est urgent que la ministre des sports</em> (Valérie Fourneyron)<em> réunisse les fédérations concernées pour assurer et organiser la pérennité du stade</em> ». Un nouveau modèle économique devra sans nul doute être trouvé et les investissements redéfinis entre les acteurs. Bien que le "Grand Stade" du rugby français n'est encore aujourd'hui qu'un projet porté par quelques personnes, sa réalisation pourrait sonner le glas d'un stade mal pensé. Une chose est sûre, l'absence d'un club résident plombe l'avenir du SDF, et les clubs de foot/rugby de la région semblent loin d'envisager un déménagement. Quant à la rénovation de l'enceinte, elle demeure coûteuse (150 millions d'€ pour un toit) et difficile du fait de sa nature "multi-activités". Aussi incroyable que cela puisse paraître, le berceau de la victoire des Bleus en 1998 et le symbole d'une France qui gagne est en danger.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Stade de France</strong> est-il voué à disparaître ? Nous vous laissons en juger  ;)</p>
<p style="text-align: justify;"></p>


[caption id="attachment_334" align="aligncenter" width="500"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/economie/le-stade-de-france-en-danger/attachment/stadiumstrategies-stade-de-france-4/" rel="attachment wp-att-334"><img class="size-full wp-image-334" title="stadiumstrategies-stade-de-france-4" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/stadiumstrategies-stade-de-france-4.jpg" alt="stadium strategies stade de france 4" width="500" height="263" /></a> ©F.Aguilhon[/caption]]]></description>
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		<title>Bienvenue sur Stadium Strategies, le site actu des stades : À Propos&#8230;</title>
		<link>http://www.stadiumstrategies.com/general/stade-bienvenue/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Nov 2012 10:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo.R</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[euro 2016]]></category>
		<category><![CDATA[stade]]></category>
		<category><![CDATA[stade des lumières]]></category>
		<category><![CDATA[stade océane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="476" height="217" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/11/logo-stadiumstrategies-stade.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="logo stadium strategies" /></p><p style="text-align: justify;">Bienvenue sur le nouveau site web d'information dédié à l'économie des enceintes sportives.</p>
<p style="text-align: justify;">Stadium Strategies est né d'un constat :</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques années, les stades sont entrés dans une nouvelle génération. Considérés aujourd'hui comme des "outils de redynamisation urbaine", ils évoluent en espaces de vie multifonctionnels et écologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces nouvelles enceintes deviennent des lieux de vie à part  entière dans lesquels le spectateur ne vient plus seulement assister à un match. Il se rend désormais en famille, assister à une rencontre sportive ou à un concert dans un confort optimisé, profitant des centres commerciaux, cinémas et restaurants édifiés autour.</p>


[caption id="attachment_69" align="alignright" width="351"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/10/stadiumstrategies-stade-ol.png"><img class="wp-image-69             " title="stadiumstrategies-stade-ol" alt="stadium strategegies OL Land stade" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/10/stadiumstrategies-stade-ol.png" width="351" height="146" /></a> Projet OL Land sur 50ha, Stade multifonctionnel, centre d’entraînement, parvis, hôtels, centre de loisirs, bureaux, livraison prévue pour mi 2015.<br />© BUFFI &amp; associés, GOLEM - POPULOUS[/caption]
<p style="text-align: justify;">L'obtention de L'Euro 2016 de Football va permettre à la France de prendre ce virage, en renouvelant et en rénovant son parc de stades. Outre les 10 projets retenus    (Saint-Denis, Marseille, Lyon, Lille, Paris, Lens, Bordeaux, Toulouse, Saint-Etienne, Nice), près de 20 villes vont bénéficier de cet élan. Les enjeux économiques sont considérables pour les collectivités, les opérateurs privés, les clubs résidents, le tissu d'entreprises...</p>
<p style="text-align: justify;">Stadium Strategies a pour objectif de traiter l'actualité et de mettre en lumière la problématique "Stade" à travers certains thèmes comme l'économie, le marketing sportif, la sécurité, la gestion des infrastructures, les nouvelles technologies, l’évènementiel, la logistique...</p>


[caption id="attachment_82" align="alignleft" width="280"]<a href="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/10/stadiumstrategies-stade-oceane.jpg"><img class="wp-image-82 " title="stadiumstrategies-stade-oceane" alt="stadium strategies stade océane le havre" src="http://www.stadiumstrategies.com/wp-content/uploads/2012/10/stadiumstrategies-stade-oceane.jpg" width="280" height="164" /></a> À l’instar des villes retenues pour organiser l’Euro 2016 en France, Le Havre à bénéficié de la dynamique de modernisation des stades.<br />Stade Océane - Le Havre © photo Emmanuel Lelaidier.[/caption]
<p style="text-align: justify;">Stadium Strategies a pour vocation d'offrir aux professionnels du sport et au grand public un contenu technique et détaillé sous forme d'articles, dossiers et interviews. Pour plus d'interactivité, nous vous invitons à vous exprimer via la partie "commentaires" des publications.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez également nous suivre sur Facebook et sur Twitter @StadiumStrat</p>
<p style="text-align: justify;">Très bonne visite !</p>
<p style="text-align: justify;">L'équipe Stadium Strategies</p>
<p style="text-align: justify;"></p>]]></description>
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